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Risques industriels / Construction / Assurance : Une expertise pointue pour des secteurs complexes

Risques industriels

Expertise en risques industriels, construction et assurance

Les secteurs des risques industriels, de la construction et de l’assurance sont soumis à des réglementations strictes et présentent des défis juridiques uniques. Chez Caltani Avocats, nous possédons une connaissance approfondie de ces domaines et nous offrons une expertise technique et juridique pour accompagner les acteurs de ces secteurs dans la gestion de leurs risques et la résolution de leurs litiges.

Notre approche consiste à anticiper les problématiques, à prévenir les conséquences juridiques des sinistres et à défendre vos intérêts devant les juridictions compétentes. Nous intervenons auprès des acteurs de projets industriels ou de construction (maître d’ouvrages, entrepreneurs, sous-traitants, architectes, bureaux de contrôle), notamment en éolien, photovoltaïque ou encore biomasse, ainsi que des compagnies d’assurance.

Nos domaines d'intervention en risques industriels, construction et assurance :

  • Gestion des risques industriels et de l’assurance : Nous vous accompagnons dans l’identification, l’évaluation et la gestion des risques industriels et des risques liés à l’assurance. Notre approche combine expertise technique et juridique pour une prévention efficace des conséquences juridiques en cas de sinistre.  
  • Droit de la construction : Nous intervenons dans tous les aspects du droit de la construction, depuis la phase de conception jusqu’à la réception des travaux, en passant par les litiges construction (malfaçons, retard de chantier). Nous assistons notamment les maîtres d’ouvrage, les entrepreneurs et les sous-traitants.  
  • Assurance construction : Nous vous conseillons et vous représentons en matière d’assurance construction, notamment en ce qui concerne la garantie décennale et l’assurance dommage ouvrage. Nous analysons vos polices d’assurance et vous assistons en cas de sinistre.  
  • Accidents industriels : En cas d’accident industriel, nous vous aidons à déterminer les responsabilités encourues, à gérer les conséquences juridiques liées au sinistre et à défendre vos intérêts devant les tribunaux. Nous intervenons notamment en matière de responsabilité civile d’exploitation et de responsabilité civile professionnelle
  • Expertise judiciaire : Nous maîtrisons les rouages de l’expertise judiciaire et nous vous assistons à chaque étape de cette procédure, que ce soit en demande ou en défense.  
  • Litiges et contentieux : Nous assurons la défense de vos intérêts dans le cadre des litiges rencontrés dans vos activités, que ce soit devant les juridictions civiles, commerciales et pénales.  

Notre cabinet travaille en étroite collaboration avec un réseau d’experts techniques et financiers afin de vous offrir une approche globale et personnalisée pour la maîtrise de vos risques.

QU'EST-CE QUE LE CONTENTIEUX DES RISQUES INDUSTRIELS ?

Le contentieux des risques industriels et de la construction regroupe les litiges complexes liés aux sinistres affectant des ouvrages et aux responsabilités des différents intervenants à l'acte de construire. Il englobe la mise en œuvre des garanties légales de construction (garantie décennale, garantie biennale, garantie de parfait achèvement), les recours contre les constructeurs pour malfaçons, la gestion des sinistres d'assurance dommage-ouvrage, et les litiges avec les assureurs en responsabilité civile professionnelle. Ces dossiers nécessitent une expertise technique approfondie, la coordination entre multiples intervenants (maîtres d'ouvrage, architectes, entreprises, bureaux d'études, assureurs) et la maîtrise des procédures d'expertise judiciaire.

QUAND FAIRE APPEL À CALTANI AVOCATS ?

LES ÉTAPES DE LA PROCÉDURE

  • Constat d’huissier des désordres affectant l’ouvrage
  • Analyse technique : nature, gravité, origine des désordres
  • Qualification juridique (décennal, biennal, parfait achèvement)
  •  Identification des constructeurs et assureurs responsables
  • Déclaration à l’assurance dommage-ouvrage (délai 5 jours)
  • Notification aux constructeurs et à leurs assureurs décennale
  • Suivi de l’expertise amiable organisée par l’assureur
  • Contestation du rapport d’expertise si sous-évaluation
  • Assignation devant le tribunal judiciaire si refus ou désaccord
  • Demande d’expertise judiciaire (juge nomme un expert indépendant)
  • Opérations d’expertise contradictoire (visites, analyses techniques)
  • Rapport d’expertise déterminant responsabilités et coûts
  • Dépôt du rapport d’expertise et échange de conclusions
  • Plaidoirie devant le tribunal
  • Jugement condamnant les constructeurs et leurs assureurs
  • Obtention du financement des travaux de réparation

EXEMPLE DE DOSSIER TRAITÉ

Société civile immobilière (maître d'ouvrage d'un immeuble de bureaux)

Problématique : Découverte 5 ans après réception de graves infiltrations d'eau compromettant l'étanchéité de l'immeuble et causant des dommages aux équipements et aux aménagements intérieurs. L'assurance dommage-ouvrage proposait une indemnisation de 180 000 € jugée largement insuffisante au regard de l'ampleur des travaux nécessaires (reprise complète de l'étanchéité, réfection des faux-plafonds, remplacement d'équipements endommagés).

Montant du litige : Écart entre l'offre (180 000 €) et le coût réel estimé (520 000 €)

Juridiction : Tribunal judiciaire de Paris

Stratégie mise en œuvre : Contestation immédiate de l'expertise amiable. Assignation de l'assureur dommage-ouvrage, de l'entreprise d'étanchéité et de son assureur décennale, ainsi que du maître d'œuvre. Expertise judiciaire contradictoire démontrant l'origine des désordres (défaut de conception et d'exécution) et chiffrant précisément les réparations.

Issue : Le tribunal a condamné solidairement l'entreprise d'étanchéité (60% de responsabilité) et le maître d'œuvre (40%) à payer 520 000 € pour financer les travaux de reprise. Leurs assureurs décennale respectifs ont été condamnés à garantir. L'assurance dommage-ouvrage a été condamnée à verser immédiatement 520 000 €, avec action récursoire contre les assureurs décennale.

Durée totale : 28 mois de l'assignation au jugement définitif

POINTS CLÉS À RETENIR

Questions fréquentes

Un risque industriel désigne l’ensemble des dangers potentiels liés à l’exploitation d’installations industrielles susceptibles de causer des dommages aux personnes, aux biens ou à l’environnement. En droit de la construction, il englobe les sinistres majeurs affectant des ouvrages : effondrements, infiltrations massives, défauts structurels graves. Le cadre juridique français impose aux entreprises industrielles et aux constructeurs une obligation de prévention et de réparation. Les risques industriels sont encadrés par plusieurs régimes de responsabilité : responsabilité contractuelle (entre maître d’ouvrage et constructeur), responsabilité décennale (article 1792 du Code civil pour les dommages compromettant la solidité ou la destination de l’ouvrage), et responsabilité délictuelle (pour les tiers). En matière d’assurance, ces risques font l’objet de polices spécifiques : assurance dommage-ouvrage (obligatoire pour le maître d’ouvrage), assurance de responsabilité décennale (obligatoire pour les constructeurs), et assurances de responsabilité civile professionnelle. La gestion juridique des risques industriels nécessite une expertise technique pointue pour qualifier les désordres, déterminer les responsabilités et activer les garanties d’assurance appropriées.

En cas d’accident industriel, plusieurs régimes de responsabilité peuvent s’appliquer selon les circonstances et les victimes. Responsabilité civile de l’exploitant : l’entreprise exploitant le site industriel engage sa responsabilité pour les dommages causés à des tiers (salariés, voisins, sous-traitants), qu’il y ait faute prouvée ou non dans certains cas de responsabilité sans faute (troubles anormaux de voisinage, activités dangereuses). Responsabilité pénale : en cas de violations graves des règles de sécurité ayant entraîné des blessures ou décès, les dirigeants peuvent être poursuivis pour homicide ou blessures involontaires, mise en danger d’autrui. Responsabilité administrative : l’exploitant peut être sanctionné par l’inspection du travail ou les services de l’État (DREAL) pour non-respect des normes environnementales ou de sécurité. Responsabilité vis-à-vis des salariés : en cas d’accident du travail, le régime de la Sécurité sociale s’applique, mais la faute inexcusable de l’employeur peut être reconnue si l’accident résulte d’un manquement à l’obligation de sécurité. Les assurances professionnelles jouent un rôle crucial pour couvrir ces responsabilités. Il est essentiel d’identifier rapidement les causes de l’accident, de sécuriser les preuves et de coordonner les déclarations aux assureurs pour optimiser la prise en charge et limiter l’exposition juridique de l’entreprise.

La garantie décennale est une responsabilité légale imposée aux constructeurs par l’article 1792 du Code civil. Elle couvre pendant 10 ans, à compter de la réception des travaux, les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou qui le rendent impropre à sa destination. Sont concernés : les désordres affectant la structure (fissures importantes, affaissement de fondations, défaut d’étanchéité grave), les éléments indissociables du bâti (toiture, façades, planchers), et les équipements indissociables (chauffage central, ascenseur). Les constructeurs obligatoirement assurés incluent : architectes, entrepreneurs, bureaux d’études, promoteurs, vendeurs d’immeubles neufs. Le maître d’ouvrage victime d’un sinistre décennal doit déclarer les désordres à l’assurance dommage-ouvrage qui finance les réparations dans un délai maximum de 105 jours après déclaration, sans attendre la détermination des responsabilités. L’assureur dommage-ouvrage se retourne ensuite contre les assureurs des constructeurs responsables (recours subrogatoire). Pour activer la garantie, il faut : constater les désordres par constat d’huissier, déclarer à l’assurance dommage-ouvrage sous pli recommandé avec description précise, accepter ou contester l’expertise proposée. En cas de refus de prise en charge, une action judiciaire devant le tribunal judiciaire permet d’obtenir une expertise judiciaire contradictoire et le financement des travaux.

L’assurance dommage-ouvrage (DO) est une assurance obligatoire pour tout maître d’ouvrage (particulier, promoteur, collectivité) faisant construire ou réaliser des travaux importants sur un bâtiment. Instituée par la loi Spinetta de 1978, elle a pour objectif de préfinancer les réparations des désordres relevant de la garantie décennale sans attendre qu’un tribunal détermine les responsabilités, accélérant ainsi l’indemnisation des victimes. L’assurance DO couvre les dommages compromettant la solidité de l’ouvrage ou le rendant impropre à sa destination, ainsi que les dommages affectant les éléments d’équipement indissociables. Elle intervient dès la fin du délai de garantie de parfait achèvement (1 an après réception) et pendant toute la période décennale. Fonctionnement : le maître d’ouvrage déclare le sinistre à son assureur DO qui mandate un expert sous 60 jours. Si le sinistre est couvert, l’assureur verse les fonds nécessaires aux réparations dans un délai maximum de 105 jours, sans attendre l’issue des recours contre les constructeurs responsables. L’assureur DO se retourne ensuite contre les assurances décennales des constructeurs fautifs. Obligations : souscrire avant l’ouverture du chantier, déclarer tous les intervenants, mettre à jour si modifications importantes. Le défaut d’assurance DO expose le maître d’ouvrage à des pénalités financières importantes et à l’impossibilité d’être rapidement indemnisé en cas de sinistre décennal.

Les délais de déclaration d’un sinistre en construction varient selon la nature du désordre et la garantie applicable. Garantie de parfait achèvement (1 an) : le maître d’ouvrage doit signaler tous les désordres apparents ou de fonctionnement dans l’année suivant la réception des travaux. La déclaration se fait par lettre recommandée avec mise en demeure à l’entreprise de réparer. Garantie biennale de bon fonctionnement (2 ans) : concerne les équipements dissociables (volets, radiateurs, chaudière). Les désordres doivent être déclarés dans les 2 ans de la réception. Garantie décennale (10 ans) : pour les désordres graves compromettant la solidité ou la destination de l’ouvrage, la déclaration doit intervenir dès la découverte du désordre et au plus tard dans les 10 ans suivant la réception. Il est crucial de ne pas attendre la fin des 10 ans car la prescription commence à courir. Déclaration à l’assurance dommage-ouvrage : dès constat d’un désordre décennal, le maître d’ouvrage doit déclarer sous pli recommandé à son assureur DO dans les 5 jours ouvrés suivant la découverte (bien que ce délai ne soit pas prescriptif, tout retard peut compliquer l’instruction). Bonnes pratiques : faire constater les désordres par huissier dès leur apparition, photographier et décrire précisément, déclarer simultanément à l’entreprise, à l’assurance DO et conserver les preuves d’envoi. Un retard de déclaration peut entraîner la déchéance de garantie ou compliquer la preuve de la date d’apparition des désordres.

La détermination de la responsabilité en cas de malfaçons dépend de la nature du désordre et de l’intervenant concerné. L’entrepreneur général ou les corps d’état : responsables de la bonne exécution des travaux conformément aux règles de l’art et au cahier des charges. Leur responsabilité est engagée pour les malfaçons techniques (défauts d’étanchéité, fissures, problèmes électriques). L’architecte ou le maître d’œuvre : responsable de la conception, du suivi de chantier et de la coordination des entreprises. Sa responsabilité peut être engagée en cas d’erreur de conception, de défaut de surveillance ou de mauvaise coordination ayant conduit aux malfaçons. Le bureau d’études techniques : responsable des études de structures, fluides, thermiques. Toute erreur de calcul ou de dimensionnement engage sa responsabilité. Le contrôleur technique (si mission prévue) : responsable de la vérification de la solidité et de la conformité aux normes. Sa responsabilité est limitée à sa mission de contrôle. Le maître d’ouvrage : peut voir sa responsabilité engagée s’il a imposé des choix techniques inadaptés ou interféré dans les choix des professionnels contre leur avis. En pratique, plusieurs intervenants sont souvent co-responsables. L’expertise judiciaire ou amiable permet de déterminer les parts de responsabilité de chacun (architecte 30%, entreprise 50%, bureau d’études 20% par exemple). Les assurances décennales et responsabilité civile professionnelle de chaque intervenant prennent ensuite en charge les réparations proportionnellement aux responsabilités établies. La procédure commence généralement par une déclaration à l’assurance dommage-ouvrage qui finance les travaux, puis les assureurs se retournent entre eux selon les responsabilités.

La prévention des litiges en construction repose sur plusieurs bonnes pratiques à mettre en œuvre dès la phase de conception. Rédaction contractuelle rigoureuse : contrat CCMI (Construction de Maison Individuelle) ou contrat de maîtrise d’œuvre détaillé précisant les prestations, délais, pénalités de retard, modalités de réception. Cahier des charges précis : descriptif technique détaillé des matériaux, équipements, finitions attendues pour éviter les interprétations divergentes. Études préalables sérieuses : étude de sol (G2 AVP obligatoire), étude thermique RT 2012/RE 2020, vérification de la faisabilité technique du projet. Choix des professionnels qualifiés : vérifier les qualifications (RGE, Qualibat), les assurances obligatoires (décennale, RC professionnelle), les références et réalisations antérieures. Suivi de chantier régulier : visites fréquentes, relevé photographique de l’avancement, points de coordination entre corps d’état, procès-verbaux de réunions de chantier. Réception des travaux encadrée : procès-verbal de réception détaillé, liste des réserves précise avec délais de levée, refus de réception si désordres graves, constat d’huissier si nécessaire. Respect des délais de garanties : déclarer les désordres dans les délais de garantie de parfait achèvement (1 an), biennale (2 ans), décennale (10 ans). Communication transparente : privilégier les échanges écrits (emails, courriers), anticiper et résoudre rapidement les difficultés, faire appel à un médiateur en cas de tension. Assurances adaptées : dommage-ouvrage pour le maître d’ouvrage, tous risques chantier pour couvrir les sinistres pendant les travaux. Ces précautions réduisent de 70% le risque de contentieux coûteux.

La garantie décennale et la garantie biennale sont deux régimes de responsabilité distincts en construction, avec des champs d’application, durées et conditions différentes. Garantie décennale (10 ans, article 1792 Code civil) : couvre les dommages compromettant la solidité de l’ouvrage (structure, fondations, toiture, murs porteurs) ou le rendant impropre à sa destination (infiltrations graves, défaut d’étanchéité majeur). Elle concerne également les éléments d’équipement indissociables de l’ouvrage (chauffage central, ascenseur, canalisation encastrée). Responsabilité de plein droit des constructeurs (architecte, entrepreneur, promoteur), assurance obligatoire, durée de 10 ans à compter de la réception. Garantie biennale ou de bon fonctionnement (2 ans, article 1792-3 Code civil) : couvre les éléments d’équipement dissociables dont le dysfonctionnement n’affecte pas la solidité ou la destination de l’ouvrage (volets, radiateurs non encastrés, chaudière individuelle, robinetterie, porte de garage, interphone). L’équipement doit être rendu inutilisable ou ne pas fonctionner conformément à sa destination. Durée de 2 ans à compter de la réception. Différences clés : nature des désordres (grave vs fonctionnel), éléments concernés (structure/indissociables vs équipements dissociables), durée (10 ans vs 2 ans), obligation d’assurance (décennale obligatoire, biennale couverte par RC pro). En pratique, la qualification du désordre (décennal ou biennal) est souvent source de contentieux. Une expertise permet de déterminer si un équipement est dissociable ou non et si le désordre affecte la destination de l’ouvrage. Par exemple, une chaudière collective encastrée relève de la décennale, une chaudière individuelle posée de la biennale.

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